A Scanner Darkly
RÉSUMÉ :
Bob Arctor partage une baraque minable avec deux autres toxicos, Luckman et Barris. Ils sont accros à la Substance M, une drogue violemment efficace qui vous assèche le cerveau en deux-temps trois-mouvements, après quelques mois passés dans une réalité légèrement différente de la nôtre.
Sa copine, Donna, est dealeuse, mais elle ne consomme pas.
Mais cela n'est qu'une face de la réalité. Car Bob Arctor est aussi Fred, agent de la brigade des stupéfiants, infiltré parmi les toxicos pour tenter de démanteler le trafic de Substance M.
Fred travaille sous une identité totalement secrète, y compris de ses propres supérieurs dans la police, qu'il ne rencontre que revêtu d'une combinaison spéciale, un "complet brouillé" qui lui permet de changer d'aspect en permanence et donc de ne pas être identifiable.
Les choses se compliquent quand le boss des stupéfiants exige de Fred qu'il mette sous surveillance un toxico qu'il soupçonne de faire partie des gros bonnets : Bob Arctor...
Déjà soumis aux effets "dédoublants" de la drogue, Fred/Bob va devoir également pousser très loin son double-rôle de flic/toxico ; trop loin sans doute...
Distribution : Keanu REEVES, Winona RYDER, Robert Downey Jr., Woody HARRELSON, Rory COCHRAN...
Bob Arctor partage une baraque minable avec deux autres toxicos, Luckman et Barris. Ils sont accros à la Substance M, une drogue violemment efficace qui vous assèche le cerveau en deux-temps trois-mouvements, après quelques mois passés dans une réalité légèrement différente de la nôtre.
Sa copine, Donna, est dealeuse, mais elle ne consomme pas.
Mais cela n'est qu'une face de la réalité. Car Bob Arctor est aussi Fred, agent de la brigade des stupéfiants, infiltré parmi les toxicos pour tenter de démanteler le trafic de Substance M.
Fred travaille sous une identité totalement secrète, y compris de ses propres supérieurs dans la police, qu'il ne rencontre que revêtu d'une combinaison spéciale, un "complet brouillé" qui lui permet de changer d'aspect en permanence et donc de ne pas être identifiable.
Les choses se compliquent quand le boss des stupéfiants exige de Fred qu'il mette sous surveillance un toxico qu'il soupçonne de faire partie des gros bonnets : Bob Arctor...
Déjà soumis aux effets "dédoublants" de la drogue, Fred/Bob va devoir également pousser très loin son double-rôle de flic/toxico ; trop loin sans doute...
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Warner Home Video
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Notre avis
L’ADAPTATION
C’est avec une grande fidélité que le roman de Philip K. DICK a été porté à l’écran. Les situations, les répliques, tous les éléments du film sont dans le livre. Il se peut même que l’adaptation soit trop fidèle, car les dialogues du film sont parfois un peu longuets et ralentissent l’action. Ceci dit, ce sont tout de même des dialogues de Philip K. DICK, donc largement aussi valables [et parfois comiques] que les fameux dialogues "cultes" que nous impose TARENTINO.
La principale trouvaille du réalisateur Richard LINKLATER est un parti pris visuel original : après avoir tourné son film de façon classique, il a fait redessiner chaque plan, l’intégralité des personnages et des décors, par-dessus la pellicule, pour lui donner l’aspect d’un film d’animation.
Ce proédé, appelé rotoscoping", fait appel à un logiciel spécial, Rotoshop, qui permet d’automatiser une petite partie du travail - mais il faut tout de même autour de 500 heures de boulot pour sortir une minute de film rotoscopé !
Le produit final conserve toute la finesse du jeu des acteurs tout en affichant un rendu "surréel", parfaitement adapté au fond de l’intrigue, qui permet de temps en temps de déborder vers le cartoon. Certaines scènes d’hallucinations, par exemple, débordent franchement... Et un certain flottement se produit parfois, entre les personnages et le décor, entre les personnages eu-même, qui soulignent l’hésitation du récit entre les plans de la réalité et du mirage.
C’est avec une grande fidélité que le roman de Philip K. DICK a été porté à l’écran. Les situations, les répliques, tous les éléments du film sont dans le livre. Il se peut même que l’adaptation soit trop fidèle, car les dialogues du film sont parfois un peu longuets et ralentissent l’action. Ceci dit, ce sont tout de même des dialogues de Philip K. DICK, donc largement aussi valables [et parfois comiques] que les fameux dialogues "cultes" que nous impose TARENTINO.
La principale trouvaille du réalisateur Richard LINKLATER est un parti pris visuel original : après avoir tourné son film de façon classique, il a fait redessiner chaque plan, l’intégralité des personnages et des décors, par-dessus la pellicule, pour lui donner l’aspect d’un film d’animation.
Ce proédé, appelé rotoscoping", fait appel à un logiciel spécial, Rotoshop, qui permet d’automatiser une petite partie du travail - mais il faut tout de même autour de 500 heures de boulot pour sortir une minute de film rotoscopé !
Le produit final conserve toute la finesse du jeu des acteurs tout en affichant un rendu "surréel", parfaitement adapté au fond de l’intrigue, qui permet de temps en temps de déborder vers le cartoon. Certaines scènes d’hallucinations, par exemple, débordent franchement... Et un certain flottement se produit parfois, entre les personnages et le décor, entre les personnages eu-même, qui soulignent l’hésitation du récit entre les plans de la réalité et du mirage.